LE PALAIS DE JUSTICE DE PONTOISE AU NORD DE PARIS

VUE AÉRIENNE (Google Maps)


AU SUD

FAÇADE SUR LE BOULEVARD JEAN JAURES

A L'EST
FAÇADE SUR LA RUE VICTOR HUGO 

A L'OUEST
FAÇADE SUR LA PLACE NICOLAS FLAMEL ET LA RUE GAMBETTA

AU NORD

FAÇADE SUR LA RUE DES TABLES RONDES (photo Google maps)


LE FACE A FACE DU TYPIQUE ET DE L'ATYPIQUE 

A gauche, le programme spécifique du palais (le typique)
A droite, le programme non spécifique (l'atypique) 

LES SALLES DES PAS PERDUS

FAÇADE DE LA SALLE DES PAS PERDUS NORD LE JOUR

FAÇADE DE LA SALLE DES PAS PERDUS NORD LA NUIT

SALLE DES PAS PERDUS NORD





FAÇADE DE LA SALLE DES PAS PERDUS SUD

SALLE DES PAS PERDUS SUD


LES SALLES D'AUDIENCE

LES SEPT SALLES D'AUDIENCE AU NORD

 

LES QUATRE SALLES D'AUDIENCE AU SUD



TEXTE DE PRÉSENTATION REMIS A LA PRESSE LORS DE L'INAUGURATION JANVIER 2006

Le palais de justice de Pontoise s’installe sur un terrain long de plus de 190 mètres axé nord-sud et suivant une dénivellation de 8 mètres jusqu’au belvédère qui surplombe le Boulevard Jean-Jaurès (au sud) de presque 10 mètres de hauteur. Le terrain est coupé dans son milieu, qui forme aussi la partie la plus étroite du terrain, par une voie publique de desserte piétonne. Deux segments de forme trapézoïdale se trouvent ainsi confrontés. Nous les avons reliés, par-dessus la voie piétonne, par une fine et transparente passerelle qui assure le rôle d’accueil central gérant toutes les situations distributives. A partir de ce point nodal, nous avons disposé les halls – qui forment la tête des espaces juridictionnels – ainsi que les salles des pas perdus en diagonale croisée.
Par-dessus le pont piéton de l’accueil, viennent franchir pour se rejoindre les deux bras des bâtiments nord et sud au niveau 2. Cette place couverte publique confirme notre volonté de faire de l’accès au palais un moment de l’histoire urbaine de la ville et de l’entrée, un élément majeur de sa lecture et de sa pratique. Bien au sud, faisant face au centre historique, le palais assume une fonction de signal dans le paysage urbain, en transformant le belvédère du talus qui borde le Boulevard Jean-Jaurès, en socle d’une acropole qui confère au palais la sérénité d’un temple grec.
L’événement unitaire majeur de l’édifice provient de la diagonale constituée des deux salles de pas perdus relayées par la passerelle de l’accueil central ; cette diagonale représente la partie la plus fréquentée par le public, et donne une lecture claire et immédiate de la complexité du programme, tout en gardant une unité formelle.
Pour ce faire, nous avons favorisé une grande hauteur sous plafond (plus de 7 mètres en moyenne) ; plafond, en béton blanc, très pur, qui dégage ainsi une grande sérénité.
Sous le même grand plan horizontal protecteur, se trouvent les salles d’audiences. Ces salles, baignées de lumière naturelle, permettent de véhiculer l’idée d’une transparence de la justice, en même temps qu’une sensation d’ouverture spatiale tel un « dehors couvert ».
Ces espaces et ces volumes, ainsi déterminés, sont représentés par des logiques de présence assez différenciées. Nous avons fait en sorte de former un contraste fort, sur une même élévation, entre les pans vitrés transparents qui montrent la générosité des pas perdus et de leurs salles d’audiences, et les pans vitrés opaques qui protègent l’intimité nécessaire aux autres fonctions des juridictions.
Pour la distribution des espaces de travail, nous avons essayé, dans la plupart des cas, d’installer ces modules en vis-à-vis, séparés par une double circulation encadrant les espaces aveugles du programme comme l’attente des visiteurs, les salles d’entretiens des avocats, et les locaux de service.

Henri Ciriani


PALAIS DE JUSTICE DE PONTOISE
Inauguration par M. Pascal CLEMENT, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,
le 19 janvier 2006

concours d’architecture : 1997
début des travaux : juillet 2002
mise en service de la 1ère tranche : avril 2005
mise en service de la 2ème tranche : octobre 2005
surface hors oeuvre : 17.164 m2
nombre des salles d’audience : 11
coût total : 74.7 M€ TTC toutes dépenses confondues

maîtrise d’ouvrage :    Ministère de la Justice
mandataire du maître d’ouvrage : Agence de maîtrise d’ouvrage des travaux du ministère de la Justice
services affectataires : Direction des Services judiciaires, Cour d’appel de Versailles
services utilisateurs :       Tribunal de Grande Instance
                                      Tribunal d’Instance
                                      Tribunal de Commerce
                                      Conseil des Prud’hommes

maîtrise d’œuvre :           Henri Ciriani, architecte, Pascal Martino Assistant
                                      Thales Engineering & Consulting, bureau d’études techniques

entreprises :                    GTM, Cari, Saga, VD

INVITATION A L'INAUGURATION



Cliquer ci-dessous pour consulter la plaquette publiée par le Ministère lors de l'inauguration :



Page en cours d'élaboration

NOORDERPOORT COLLEGE GRONINGEN


Vue aérienne (© Google Maps)
Façade urbaine sur Verlengde Visserstraat (© Marcela Espejo)







Vue rapprochée de la façade principale - à droite sur la photo: l'accès principal (© Marcela Espejo)
 
Accès principal face au bâtiment neo-classique conservé (© Marcela Espejo)
Même façade vue de l'intérieur - la salle des professeurs surplombant le hall d'entrée (© Marcela Espejo)
Le hall d'entrée, l'accueil et les salles des classes à droite le long des couloirs superposés (© Marcela Espejo)
L'accueil, les circulations, la salle des professeurs (© Marcela Espejo)
Façade sur le boulevard (© Marcela Espejo)
Accès secondaire - zone de service (© Marcela Espejo)
Local vestiaires - au fond à droite: l'accueil (© Marcela Espejo)
Plan de situation (© Google Maps)

PUNTA NEGRA 558 AVANT APRÈS

LA FAÇADE

Petit retour en arrière pour rappeler l'état des espaces avant l'intervention de l'architecte lorsqu'il est appelé à rénover.
Ici, la rénovation de maison à San Isidro, Lima, Pérou, en 2013-2014 


AVANT
photo Marcela Espejo 01/05/11




APRÈS
photo Laura Ciriani 21/02/14

CONFERENCE TRANSCRITE PAR STUDIO B ARCHITECTURE SUR FACEBOOK LE 06/04/12

Voici un petit texte d'Henri Ciriani que j'aime beaucoup et que je vous conseille de lire...jusqu'au bout :
Je pense que l'architecte est quelqu'un de très bien, quelqu'un qui ne produit pas par son action des violences. Même le bâtiment le plus laid ne tue personne. Etre un architecte est aujourd'hui une responsabilité sociale bien supérieure à hier, où on avait un peu la complicité sociale avec nous. L'architecture a à faire avec l'amélioration de la vie de l'homme, et je combats tous ceux qui ne l'améliorent pas. L'architecture a à faire avec une méditation de l'usage. Méditer n'est pas réfléchir, ni penser, c'est donner le temps de penser. Quand on est architecte, on ne peut pas être pressé. Un architecte n'est pas quelqu'un qui s'installe dans le passé, ou qui peut s'identifier avec l'histoire. Je pense avec ma génération que l'histoire est un ami. Nous sommes obligés d'avoir toute la culture avec nous, et nous ne pouvons donner que tout notre temps pour travailler. A l'intérieur de cela, les gens vous prennent pour un Cro-Magnon, quand on dit que l'architecte, c'est quelqu'un qui ne peut pas souffrir le monde comme il est, c'est la raison pour laquelle son objectif est de le transformer. Sans transformation, il n'y a pas d'architecture.
L'architecture est une transformation de la réalité, le titre à l'intérieur duquel on m'a mis désenchantement ou désir ne me convient pas du tout. Je ne suis pas désenchanté. Pour être désenchanté, il faut avoir espéré que quelqu'un d'autre ait résolu les problèmes. Un architecte, c'est quelqu'un qui se lève le matin pour les résoudre. Nous savons tous que c'est dur et difficile. Je peux dire par contre que le fait que ce soit l'Etat qui organise ces journées de l'Architecture est unique au monde. Donc, je suis un optimiste. Si vous voulez savoir qui je suis, je suis profondément optimiste et ne pense pas que no future soit un bon mot. Le chaos n'est pas mieux que l'ordre, je ne pense pas qu'une architecture de l'esthétique du mal-foutu comme cette salle soit mieux qu'une salle qui fonctionne bien... Cela va pour l'instant ?
Il y a une mutation. Avant, nous avions des idées et nous attendions le moment de les mettre en exercice, tandis que maintenant on est très contents si on nous donne du travail : c'est une mutation. C'est-à-dire que nous assumons le programme. Maintenant, nous avons devant nous une société incapable de fixer un programme, donc nous sommes dans l'obligation d'adapter, et ce n'est pas parce que nous nous adaptons à une société qui ne sait plus où elle va que nous devons imaginer une architecture du mal-foutu, du ça sera bien plus tard, on verra bien... Moins on en définit, mieux on se porte parce qu'à l'intérieur des salles, les machines et les ordinateurs vont pouvoir constamment changer le programme. Je ne suis pas de cette génération-là, je ne suis pas d'accord et je pense que j'ai tort si je peux pousser un jeune à imaginer que le futur, c'est la machine qui va décider pour lui. Qu'il commence son projet, et au fur et à mesure, une transformation se fait. Toute discipline, plus ou moins scientifique, a un secteur expérimental. On le sait. Je pense qu'il faut être suffisamment adulte, civilisé, culturel pour savoir quand cela doit être expérimental, ou pas. Aujourd'hui, on présente l'activité expérimentale comme l'activité proposons du futur. Tandis que l'activité expérimentale signifie expérimentons pour voir ce que cela donne : cela n'a aucune garantie de futur.
Il y a deux préjugés terribles qui précèdent l'arrivée d'un architecte n'importe où. Le premier, c'est qu'il fait cela pour lui. Le second, c'est que c'est plus cher. Vous venez de signifier les deux comme une qualité architecturale. En fait, vous partez du même préjugé, qu'un architecte ne va jamais avoir comme seul objectif de résoudre la problématique de son client, qu'il va faire une oeuvre. Vous le condamnez déjà par cette volonté de faire une oeuvre, bien qu'il soit un être normal, et que le programme soit un programme économique. Je ne comprends pas comment, dans votre condition de philosophe, vous supposez qu'une valeur ajoutée humaine soit négative.
J'ai très bien compris. Ils disent " J'ai un petit terrain, je veux plus grand ", je vous préviens que la responsabilité première d'un architecte est de dilater l'espace. Si après avoir agi sur un terrain de 10 m2, vous avez l'impression d'en avoir 8, il faut mettre en tôle l'architecte. La première responsabilité de l'architecte, humaine, est de faire dilater cet espace. Donner plus d'espace est donc le minimum. Et quand vous dites que vous avez été touché parce qu'à aucun moment, l'architecte ne donne l'impression qu'il va imposer. Pour l'architecte, son métier, c'est de connaître la forme, donc il va imposer ce qui sera vu. Pourquoi serait-ce contradictoire avec la demande ? Pourquoi suppose-t-on que la demande la plus humaine est invisible ? Cela fait plaisir à absolument tout le monde, et c'est là où l'architecte qui dit : " Moi la forme, je ne connais pas, ni l'espace, je fais ce que je peux avec un programme ", il a toujours la salle pour lui.

BIENTOT SERA CONSTRUIT LE DERNIER PROJET DE L'AGENCE


La demande de permis de construire de ce projet fut déposée en Mairie le 18 avril 2003, l'arrêté publié le 13 novembre de la même année.

Pourtant, depuis, il n'a pas été possible de le construire en raison de l'acharnement de quatre voisins: Thierry Husson, Philippe Lévy, Sophie Lévy Chevalier et Nathalie Lubtchansky, lesquels ont multiplié les recours, assignations et mémoires sans jamais obtenir satisfaction des autorités compétentes, que ce soit la Mairie de Paris, le Tribunal Administratif ou la Cour administrative d'appel de Paris.
Et voilà que la S.E.D.P., qui commanda le projet et déposa la demande de permis, avant de le transmettre à la Cogedim pour la réalisation, a enfin obtenu de construire dans une parcelle détachée de l'ensemble immobilier que la RATP détient dans un îlot ouvert sur les rues Croulebarbe et Abel Hovelacque dans le treizième arrondissement. 
Le contrôle des travaux sera assuré par Laurent Beaudouin. 
Les travaux de terrassement sont en cours et le chantier est prévu de s'étendre sur deux ans avec une livraison fin 2014.

Lima, 21 Mai 2013
voir la page "27 rue Croulebarbe" ci-dessus ou cliquez ci-contre :  CROULEBARBE

VIVRE HAUT A SEOUL 15 AU 22 DECEMBRE 2012




Une exposition de dessins originaux et agrandissements photos ayant servi à illustrer le livre "Vivre haut" de Ciriani et Beaudouin, avec Christian Devillers, s'est ouverte aujourd'hui dans la Gallerie Xi de Séoul en présence d'Henri Ciriani. Elle a été subventionnée par l'agence "Chang-jo Architects" à Séoul.


DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU LOUVRE LE 20 SEPTEMBRE 2012


"...Car c'est une agression à l'égard de toutes les civilisations quand le patrimoine est saccagé, nous serons là pour lutter contre les 
groupes mus par l'insondable bêtise, qui rend chaque civilisation vulnérable..."

Cet extrait du discours du président s'applique à certains pays lointains où des monuments sont saccagés régulièrement. 
J'invite le Président de la République, et sa ministre de la Culture, à se pencher sur les dégradations qui s'opèrent dans notre pays ces derniers temps, dont le musée d'Arles n'en est qu'un exemple. 

Cliquer ci-dessous pour lire le texte complet:

http://www.mediafire.com/view/?ym6spslpalfkb4o

ARLES - PHOTOS DU CHANTIER EN COURS

LE PANNEAU DE CHANTIER
 Les noms des responsables et leurs adresses


Les entreprises titulaires de marchés publics

 où l'on annonce qu'il n'y aura pas de démolitions 



LES TRAVAUX


1) FACADE PRINCIPALE FACE AU CIRQUE ET LA VILLE ANCIENNE
(AILE CULTURELLE)

DEMOLITIONS EFFECTUÉES


















LA FACADE AVANT LES DÉMOLITIONS



2) FACADE SUR LE RHONE
( EXPO PERMANENTE)
DEMOLITIONS EFFECTUÉES




LA FACADE AVANT LES DEMOLITIONS



3) FACADE SUR CANAL
(AILE SCIENTIFIQUE)

DEMOLITIONS EFFECTUÉES

LA FACADE AVANT LES DEMOLITIONS